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Egalite 91

Les amis de Laurent FABIUS en Essonne

La nouvelle Direction nationale du PS

JL | 29 Novembre, 2005 17:11

François HOLLANDE, Premier Secrétaire

François REBSAMEN, Coordination

I- Pôle Activités du Parti

* Affaires sociales et emploi : Martine AUBRY

* Agriculture : Germinal PEIRO

* Culture : Anne HIDALGO

* DOM-TOM : Victorin LUREL

* Économie, fiscalité : Eric BESSON

* Éducation : Claude ROIRON

* Entreprises : Alain VIDALIES

* Environnement et au développement durable : Béatrice MARRE

* Études, Experts : Alain BERGOUNIOUX

* Femmes : Laurence ROSSIGNOL

* Formation professionnelle : Clotilde VALTER

* Institutions et Justice : André VALLINI

* Laïcité : Jean GLAVANY

* Logement : Annick LEPETIT

* Mer : Isabelle THOMAS

* Santé : Pascal TERRASSE

* Questions de société : Malek BOUTIH

* Sécurité : Delphine BATHO

* Services publics : Christian MARTIN

* Solidarité urbaine : Vincent LENA

* Transports : Pascale LE NEOUANNIC

* Territoires : Serge JANQUIN

II- Pôle Vie du Parti

* Fédérations : Kader ARIF

* Élections : Bruno LE ROUX

* Élus : Dominique STRAUSS-KAHN

* Communication : Claude BARTOLONE

* Relations extérieures : Daniel VAILLANT

* Développement du Parti : Jack LANG

* Formation : Henri WEBER

* Vie associative : François LAMY

* Rénovation du Parti : Barbara ROMAGNAN

* Acteurs sociaux, Université d’été : Jean-Christophe CAMBADÉLIS

* Organisation : Eugène CASELLI

* Expression du Parti

* Porte-parole : Julien DRAY

* Riposte : Gaétan GORCE

* Maison des élus : Marylise LEBRANCHU

* Président du CESC : René TEULADE

III- Pôle Activités Internationales

* International : Pierre MOSCOVICI

* Projet europe : Benoît HAMON

* Droits de l’Homme : Adeline HAZAN

* Mondialisation : Harlem DÉSIR

* Nord-Sud : Christiane DEMONTES

* Euro-Méditerranée : Patrick MENUCCI

* Défense : David ASSOULINE

Commission du Projet Présidée par François HOLLANDE

* Martine AUBRY

* Claude BARTOLONE

* Bertrand DELANOE

* Henri EMMANUELLI

* Benoît HAMON

* Laurent FABIUS

* Elisabeth GUIGOU

* Jack LANG

* Jean-Luc MELENCHON

* Vincent PEILLON

* François REBSAMEN

* Ségolène ROYAL

* Dominique STRAUSS-KAHN

Henri EMMANUELLI est chargé des états généraux du Projet


Laurent FABIUS se félicite du choix "d'une ligne de gauche et d'un parti rassemblé" (AFP)

JL | 29 Novembre, 2005 17:05

Le député de Seine-maritime Laurent Fabius s'est félicité que le PS ait fait "le choix d'une ligne de gauche et d'un parti rassemblé", à son arrivée samedi pour la réunion du Conseil national du PS.

"Il est important que le PS ait fait le choix d'une ligne de gauche et d'un parti rassemblé", a déclaré à la presse l'ancien Premier ministre.

Selon M. Fabius, "les Français en ont assez de voir la gauche divisée". Avec un parti rassemblé, "on va pouvoir bien travailler", a-t-il ajouté.

Il a souhaité que les socialistes "se tournent vers le futur", et a indiqué que, personnellement, il se rendrait "sur le terrain" pour "affiner les propositions" que les socialistes doivent faire en vue de 2007.

Selon le député Claude Bartolone, proche de l'ex-Premier ministre, les fabiusiens obtiendraient notamment, dans le secrétariat national, la responsabilité du secteur communication-propagande, l'un des plus importants du parti avec les fédérations, les élections ou les élus.

Cependant, les fabiusiens ont demandé une suspension de séance de 15 mn juste à l'ouverture du Conseil national, vers 10H30, pour avoir "des éclaircissements" sur la répartition des fonctions au secrétariat national, selon M. Bartolone.

Congrès du Mans : intervention de Claude BARTOLONE (dimanche 20 novembre 2005)

JL | 29 Novembre, 2005 16:57

Chers Camarades,

Celles et ceux qui s’intéressent aux sports automobiles savent depuis longtemps que la nuit est un moment extrêmement important dans le cadre des 24 heures du Mans, et qu’elle est capable de donner un autre sens à l’arrivée.

C’est ce qui s’est passé cette nuit. Nous étions arrivés ici au Mans, il y a près de 24 heures, en nous posant la question de savoir ce qui allait sortir de ce congrès. Nous étions les uns et les autres à la fois marqués par les débats que nous avons eus sur la Constitution européenne, sur ce congrès. Nous avions les uns et les autres, dans nos esprits, les traces de nos échanges, de nos confrontations, des débats militants qui ont abouti aux choix qui ont été faits à l’issue du vote.

Mais, mes chers camarades, il y a une chose qui n’était pas prévue au moment où nous avions programmé ce congrès du Mans : ce sont les mouvements sociaux qu’ont connus les quartiers populaires.

Alors, si aujourd’hui nous sommes dans une situation un peu spéciale en ce dimanche matin, c’est que les 10 millions d’habitants des quartiers populaires se sont invités à notre congrès. Ces 10 millions d’habitants, qui trop souvent avaient le sentiment qu’ils étaient devenus transparents, qu’ils n’avaient aucune place à la table de la République, se sont imposés dans ce congrès pour obtenir droit de cité.

Mes chers camarades, c’est aussi cela qui donne à notre congrès, à nos interventions, une résonance un peu particulière. D’une certaine manière, c’est en leur nom que nous sommes amenés ce matin à célébrer cette synthèse dont je me réjouis au nom de la motion « Rassembler à gauche ».

Chers camarades, « Rassembler à gauche » a présenté un texte au vote des militants. Nous avons obtenu 21,20 %, et nous avons voulu hier soir au nom de ces militantes et de ces militants – que je remercie une nouvelle fois du combat qu’ils ont mené, des idées qu’ils ont développées, des échanges qu’ils ont suscités au sein de ce parti – nous avons voulu faire entendre notre voix, notre sentiment, nos analyses pour enrichir, compléter, améliorer le texte signé par François Hollande, qui est arrivé en tête.

Et au nom de « Rassembler à gauche », nous avons déposé, pour permettre ce rassemblement, six amendements. Certes, il n’était pas question d’imposer une rédaction par rapport à une autre, mais d’obtenir une écoute, de montrer par la reprise d’un certain nombre de formulations, de propositions, qu’il y avait volonté de la part de tous de se rassembler.

Je vais vous démontrer à quel point la langue française est riche, et de quelle manière les socialistes, lorsqu’ils veulent se rassembler, sont capables de s’écouter les uns, les autres.

Nous avions dit « opposition frontale ». Nous avons entendu les remarques qui étaient faites par la motion 1, pour qui, à la fois, il fallait reprendre cette idée, mais dans le même temps ne pas donner le sentiment qu’il pourrait y avoir à rechercher un vainqueur et un vaincu… Au final, nous avons obtenu « opposition forte et ferme ». Cela me va.

Nous avions demandé « abrogation du CNE et de la loi Fillon ». Nous obtenons « abrogation du CNE, retrait de la loi Fillon sur les retraites, et retour au texte de Dijon ». Cela me va.

Nous avions réclamé « des mesures de projet social pour un vrai changement ». Nous obtenons « reconquête du capital public à 100% pour EDF, un SMIC à au moins 1 500 € au cours de la prochaine législature ». Cela me va.

Nous avions dit que, pour les banlieues, il y avait « urgence sociale », qu’il y avait un besoin fort de « sécurité », qu’il était nécessaire de « réinstaller la laïcité au cœur de nos propositions ». Nous obtenons « urgence sociale », nous obtenons le passage sur la sécurité, nous obtenons l’idée de « réinstaller la laïcité et la charte des services publics ». Cela me va.

Nous avions réclamé le respect du vote des Français le 29 mai. Nous obtenons une phrase que je vous cite : « Le PS prend acte du rejet du traité constitutionnel et respectera la volonté populaire ». Cela me va.

Chers camarades, nous avions demandé – et je sais que pour un certain nombre d’entre vous, cela avait été ressenti comme une petite provocation – que soit écrit qu’il n’y ait pas d’alliance en dehors des formations de gauche [sifflets]… Mais comment ces précisions peuvent-elles vous mettre dans un tel état ?... Nous avons obtenu le « rassemblement à gauche », les « assises pour l’alternative politique », le « pacte de législature et de changement ». Et quand François Hollande nous dit : « Pas d’alliance avec le centre et la droite, cela va de soi », cela me va.

Chers camarades, nous avons enfin obtenu – mais François Rebsamen, au cours de l’annonce des résultats hier, nous avait déjà mis l’eau à la bouche – des précisions qui étaient indispensables pour renforcer nos règles de vie commune : les modalités des votes internes devront être conformes à celles des scrutins de la République. Nous avons obtenu des précisions sur l’exigence de transparence du corps électoral ; nous avons obtenu des modalités clairement définies pour les campagnes internes ; nous avons obtenu l’engagement que les échéances internes seraient organisées dans des conditions identiques partout sur le territoire. Chers camarades, cela aussi me va.

C’est pourquoi, au nom de la motion « Rassembler à gauche », je me réjouis des conditions de cette synthèse.

Enfin, à mon tour, je veux revenir sur la question des quartiers populaires. Ces femmes et ces hommes qui ont trop souvent l’impression de subir toutes les inégalités sociales, toutes les discriminations. Ces femmes et ces hommes qui ne peuvent pas se contenter des réponses que la droite essaye d’apporter. Ces femmes et ces hommes qui attendent de nous d’autres propositions, un vrai changement.

Je vois une certaine contradiction dans les événements qui sont en train de se dérouler. A la fois de grands discours, de grands messages, pour dire que l’on ne peut pas continuer à voir ces 10 millions d’habitants vivre dans des quartiers de relégation, vivre en envoyant leurs enfants dans des écoles qui ne sont plus celles de l’égalité républicaine, vivre en ayant à subir, même lorsqu’ils ont une qualification ou des diplômes, des discriminations compte tenu de leur nom, de la couleur de leur peau, compte tenu du nom de leur quartier, et voir dans le même temps la réponse que semble vouloir apporter la droite. Cette réponse, c’est celle du ministre de l’Intérieur qui d’un seul coup veut attribuer ces difficultés sociales à la polygamie, au regroupement familial. Et là où il y aurait besoin d’un discours républicain fort, là où il y aurait de nouveau besoin de donner du lustre aux valeurs de notre République, voilà à nouveau les immigrés pris en otage, et désignés par cette droite, qui décidément n’a rien compris, comme toutes les causes des difficultés de la société française.

Chers camarades, nous ne l’accepterons jamais. Nous n’accepterons jamais ce symbole qui est de nouveau contenu dans les discours de Sarkozy encore hier et ce matin, qui semble vouloir jeter ces habitants des quartiers populaires en pâture à l’extrémisme, en pâture à l’électorat de droite le plus réactionnaire, pour pouvoir se donner une chance de battre sur le fil son concurrent Villepin.

Oui, chers amis, si avec la motion « Rassembler à gauche », nous avons hier voulu participer à ce mouvement de synthèse, c’est qu’il est temps de dire à l’ensemble de nos concitoyens, que l’alternative n’est pas entre Sarkozy et Villepin, que l’alternance ne peut pas exister entre une droite réactionnaire et une droite qui voudrait le sembler un peu moins. L’alternance, elle passe réellement par des propositions de gauche, un discours de gauche, des valeurs de gauche, qui permettent de démontrer à ces Français qui souffrent, à ces Français qui subissent toutes les discriminations, que non seulement nous les avons écoutés, mais entendus, et que nous voulons à notre tour rassembler, et leur montrer que nous voulons rendre l’espoir dans le cadre du projet des socialistes et du projet de la gauche.

Je vous remercie de m’avoir écouté.


 
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